1-Réduire les urbanités ?

2-Retour au moyen-âge ?

 

1-Comment réduire la taille des urbanités ...

... pour arriver à une dimension gérable par la démocratie ?

 

Par des coopératives d'habitants, une proposition de P.M. dans Voisinages et Communs 

http://www.lyber-eclat.net/livres/voisinages-et-communs/

Résumés, analyses, notes et liens ici : https://jt01052017.wixsite.com/coupdecoeurtextuel/municipalisme-lib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le but de son essai est la recherche d’une organisation permettant une préservation de la biosphère et qui passe par une refonte des liens humains.
Il s’agit de "voisinages" en partie autonomes d'environ 500 habitants.
Pour un impact écologique positif il faudrait qu’il y ait environ 65% de la population vivant dans ces quartiers. Des services collectifs (alimentation, entretien …) et des appartements de toutes dimensions permettront à tous les âges de vivre ensemble.
Pour P.M. ces voisinages doivent rechercher l’autonomie en source agricole et en énergie.
Pas mal de propositions et détails dans son ouvrage.
C’est apporter le village dans la ville et sans la proximité étouffante de la communauté villageoise par notre acceptation plus ouverte de l’autre et par la laïcité d'aujourd'hui.
Juridiquement c’est immédiatement réalisable par le principe de la coopérative.
Pas besoin de refonte de la législation.

 

Un lien sur ce sujet https://alternativesurbaines.ch/2013/un-concept-de-voisinage-pour-reorganiser-la-suisse/

 

Ce que j'avais trouvé sur un lien disparu :

Le nombre idéal d’habitants : 500 personnes
" ... l’unité l’approvisionnement de base idéale, tant à la campagne (village) qu’en ville (quartier), est une agglomération d’habitats plutôt compacte d’environ 500 personnes. Du point de vue écologique, cette dimension est parfaitement adaptée pour, notamment, réaliser à bon compte et avec peu de travail des bâtiments Minergie, des infrastructures (blanchisserie, cuisine, biogaz), des services sociaux, etc.
Du point de vue écologique, les bâtiments idéaux dans un cadre urbain seraient modérément élevés et compacts (six à huit étages sur 20000 m2) et permettraient d’accueillir 500 personnes : c’est là le rapport idéal entre enveloppe et volume, et la connexion à toute infrastructure de transport devient optimale. Vouloir réaliser cet optimum théorique sur l’ensemble du territoire n’est pas réalisable (cela prendrait plus d’un siècle), et encore moins souhaitable : il n’en résulterait qu’une monotonie mortelle. Il est bien plus réaliste de réorganiser nos voisinages actuels en transformant les bâtiments ou en construisant de façon à ce que les voisinages puissent véritablement mettre en avant toute leur particularité. La disposition à vivre ensemble devient importante, les personnes habitent alors à «un endroit» et ne doivent donc se déplacer que quelques minutes à pied pour se rencontrer. Si toutes les fonctions importantes sont regroupées localement, les résidents se rencontrent automatiquement. On crée ainsi sans effort une communication quotidienne informelle (microcentre) qui contribue à résoudre de façon non bureaucratique toute une série de problèmes dès leur apparition. Forcer un petit nombre de personnes à se réunir pour former une «patrie», c’est s’assurer qu’ils s’agacent bientôt les uns les autres et que les ressources humaines, en termes d’éducation, de classes d’âge et de temps disponible, ne seront pas assez conséquentes pour créer une infrastructure diversifiée. Des unités plus grandes, par contre, se désagrègent vite et exigent des institutions spéciales – comités, réunions – pour cimenter artificiellement leur cohésion. Dans les quartiers de taille moyenne, bien des choses se résolvent de manière élégante.
Ce nouveau «sentiment d’appartenance», qui n’a rien à voir avec celui vécu dans les anciens villages ou les quartiers oppressants, est particulièrement important pour un mode de vie influencé par Internet, par la mobilité internationale et par des contacts virtuels de toute nature. Sans ancrage social, nous risquons de nous perdre dans ces réseaux, et de nous isoler. C’est précisément parce que nous pouvons toujours être ailleurs et avec d’autres, que revenir à la «maison», en contact avec des voisins non virtuels, parfois un peu revêches, devient passionnant. Un des prophètes de notre bel avenir virtuel, David Gelernter, de l’Université de Yale, dit d’ailleurs : «Les immeubles de bureaux institutionnels qui dominent aujourd’hui notre paysage vont disparaître. Les boutiques et les magasins sont déjà en train de devenir superflus. [...] Cependant, au final, nos flux d’information mondiaux rendront aux voisinages l’importance qu’ils avaient au XIXe siècle. Les gens auront besoin de maisons et de lieux de réunion pratiques et proches...»

Diversité et comparabilité :
Les voisinages ne sont pas des lotissements standardisés, mais ils sont formés sur la base des voisinages actuels selon les conditions de propriété actuelles. Ils sont transformés de sorte que les habitants puissent combler leurs besoins et réaliser leurs désirs et envies, tant individuellement que collectivement. Le mode de vie unitaire, prévalant actuellement, se mue en une mosaïque de voisinages «singuliers». La diversité est notre nouvelle richesse. Peut-être que ces voisinages seront marqués par des traditions locales, des caractéristiques culturelles, des loisirs communs (jazz, mode rétro, théâtre nô), des spécialités (charcuterie, sirop de sureau, raviolis), des concepts d’habitat (cellules monastiques, grandes communautés d’habitats, habitations sans meubles), des échanges internationaux (Siena-Nord, Tribeca-East, Rio II), des couleurs (ocre, blanc, rouge), des formes (ogives, losanges), etc. Impossible de savoir à l’avance. Dans chaque voisinage, le mélange entre vie communautaire et sphère privée peut être déterminé de manière indépendante. Chacun a donc enfin la possibilité de trouver le voisinage qui lui convient, car évidemment, les déménagements sont toujours possibles. En fin de compte, les voisinages ont tous un «mandat de prestations de base» semblable : assurer au quotidien la vie de leurs habitants.
Les nouveaux voisinages comblent le vide créé par la dissolution des communautés solidaires traditionnelles, telles que la famille, les clans, les tribus ou les villages. Contrairement à ces derniers, les voisinages sont cependant des associations auxquelles on adhère librement, avec lesquels les membres concluent des contrats à durée déterminée. Les voisinages ne sont donc pas des communautés indissolublement soudées au sein desquelles tout doit être fait collectivement. Au contraire, le strict respect de la sphère privée est d’une extrême importance pour que les énergies nécessaires aux activités communautaires puissent se renouveler.
Les voisinages sont les institutions idéales pour survivre, sans rechuter dans la pauvreté, aux tempêtes de l’économie mondiale, constamment menacée par l’éclatement des bulles financières et les crises diverses. Les voisinages forment un module mondialement compatible qui peut être ajusté aux conditions locales, de la Bolivie à New York. Le nombre de 500 habitants est donné à titre indicatif, selon les conditions, ce nombre peut tout aussi bien se monter à 200 ou à 2000. Dans des situations d’isolement géographique, comme sur une île ou dans une vallée reculée, les voisinages devront éventuellement assumer certaines tâches pour lesquelles la commune ou la nation serait normalement compétente. L’essentiel étant que les fonctions de base soient adéquates et donc aient la capacité d’entretenir des relations d’égal à égal.
Les voisinages ne constituent pas le mode de vie idéal pour chacun. Les habitats isolés, les hameaux et les fermes, les maisons indépendantes et les autres groupes ou communautés y seront plus à même de survivre qu’aujourd’hui. Il est décisif que les voisinages globaux deviennent le module social prépondérant, et non pas les ménages individuels, comme c’est le cas actuellement. Même si la moitié ou les deux tiers des gens s’organisent de cette manière, nous pourrons amorcer une transformation efficace."
Suivi des thèmes :
   Qu’est-ce que le mode de vie à 1000 watts ?
   Moins de tâches ménagères pour tous
   Un microcentre polyvalent tous les deux cents mètres
   Septante milliards pour de nombreux voisinages multicolores
   Microagriculture : Partenariats entre exploitations agricoles et Voisinages

 

 

2-Le retour de l'autonomie de la commune est-ce un retour au moyen âge ? :

Voici une réponse de Kropotkine texte tiré de https://fr.wikisource.org/wiki/... Kropotkine ... commune

et cité dans "L'anarchisme dans les textes" https://www.editionstextuel.com/anthologie-libertaire

 

« Mais, la Commune — nous dit-on — est un fait d’autrefois ! En cherchant à détruire l’État et à mettre à sa place les Communes libres, vous tournez vos regards vers le passé : vous voulez nous ramener en plein moyen âge, rallumer les guerres antiques entre elles, et détruire les unités nationales, si péniblement conquises pendant le cours de l’histoire ! »

"Ainsi, répétons-le, ceux qui viennent nous dire que les Communes, une fois débarrassées de la tutelle de l’État, vont se heurter et s’entre-détruire en guerres intestines, oublient une chose : c’est la liaison intime qui existe déjà entre les diverses localités, grâce aux centres de gravitation industrielle et commerciale, grâce à la multitude de ces centres, grâce aux incessantes relations. Ils ne se rendent pas compte de ce qu’était le moyen âge avec ses cités closes et ses caravanes se traînant lentement sur des routes difficiles, surveillées par des seigneurs-brigands ; ils oublient ces courants d’hommes, de marchandises, de lettres, de télégrammes, d’idées et d’affections, qui circulent entre nos cités comme les eaux d’un fleuve qui ne tarissent jamais : ils n’ont pas l’idée nette de la différence entre deux époques qu’ils cherchent à comparer.

D’ailleurs, l’histoire n’est-elle pas là pour nous prouver que l’instinct de fédération est déjà devenu un des besoins les plus pressants de l’humanité ? Il suffit qu’un jour l’État se trouve désorganisé pour une raison ou pour une autre ; que la machine oppressive faiblisse dans ses fonctions, pour que les alliances libres naissent d’elles-mêmes. Souvenons-nous des fédérations spontanées de la bourgeoisie armée pendant la grande révolution. Souvenons-nous de ces fédérations qui surgirent spontanément en Espagne et sauvèrent l’indépendance du pays, lorsque l’État était ébranlé jusque dans ses fondements par les armées conquérantes de Napoléon. Dès que l’État n’est plus à même d’imposer l’union forcée, l’union surgit d’elle-même, selon les besoins naturels. Renversez l’État, la société fédérée surgira de ses ruines, vraiment une, vraiment indivisible, mais libre et grandissant en solidarité par sa liberté même.»

 
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